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Cambodge - Parc archéologique d'Angkor

Angkor est l'un des principaux sites archéologiques de l'Asie du Sud-Est. Il renferme les magnifiques vestiges des différentes capitales de l'Empire khmer, qui rayonna du IXe au XVe siècle. L'art khmer, tel qu'il s'est développé à Angkor, exerça une influence profonde sur une grande partie de cette région, et joua un rôle fondamental dans l'évolution qui la caractérise. L'architecture khmère s'est largement développée à partir de celle du sous-continent indien, dont elle s'émancipa toutefois rapidement en développant ses propres caractéristiques, dont certaines se sont formées de manière indépendante, tandis que d'autres ont été empruntées aux traditions de cultures proches, donnant ainsi naissance à un nouvel horizon artistique dans l'art et l'architecture de l'Orient.

Au commencement du IXe siècle, les deux États qui couvraient le territoire du Cambodge actuel furent réunis par Jayavarman II, qui jeta les bases de l'Empire khmer, qui devait demeurer la principale puissance du sud-est de l'Asie pendant près de cinq siècles. L'un de ses sites se trouvait au centre du Cambodge, au nord de Tonle Sap (le grand lac) où un demi-siècle plus tard le fils de Jayavarman, Yashovarman, fonda Yashodapura (la ville prit ensuite le nom d'Angkor), qui devint alors capitale permanente de l'Empire khmer jusqu'au XVe siècle.

Différents éléments de la première ville se conformaient au schéma classique d'une capitale khmère : un périmètre fortifié longé par un fossé avec un temple d'État en son centre, fait en brique ou en pierre, et un palais en bois. On y trouvait aussi de nombreuses constructions privées, construites presque entièrement en bois, à l'intérieur de l'enceinte comme à ses abords. Le temple d'État de Roluos, le Bakong, et le temple construit à la mémoire des ancêtres de la dynastie royale, le Preah Ko, ont été édifiés autour de 880. Un autre élément essentiel de la capitale khmère, le grand réservoir d'eau, a été aménagé une dizaine d'années plus tard, avec en son centre un troisième temple construit au nord-est du Roluos, près de la colline de Phnom Bakeng, connue aujourd'hui sous le nom de Baray oriental.

La seconde capitale d'Angkor fut construite par Rajendravarman autour de 960, avec un temple d'État situé à Pre Rup. Il édifia aussi un temple, le Mebon oriental, sur une île artificielle qui se trouvait au centre du Baray oriental, ainsi que le merveilleux temple de Banteay Srei. Le fils de Rajendravarman, Jayavarman V, abandonna le site de Pre Rup pour un autre emplacement à Ta Kev où il construisit son propre temple d'État, qui fut consacré autour de 1000. Peu de temps après, il fut renversé par Suryavarman Ier , qui ordonna la construction des formidables fortifications qui entourent son palais royal et son temple d'État, le Phimeanakas, ainsi que de celle du grand Baray occidental.

En 1050, son successeur construisit un nouveau temple d'État, plus impressionnant encore, le Baphuon. Les souverains successifs laissèrent peu d'édifices monumentaux, et il faut attendre l'arrivée au pouvoir de Suryavarman II, en 1113, pour que débute la dernière grande phase édilitaire du site. Il est en effet le bâtisseur du plus grand de tous les monuments khmers, Angkor Vat, dédié à Vishnou, et situé à l'intérieur d'une vaste enceinte. La mort de Suryavarman II, survenue vers 1150, fut suivie par une période de luttes intestines et de pressions extérieures qui culminèrent, en 1177, avec le sac d'Angkor par les Cham. La situation fut rétablie par Jayavarman VII, qui célébra son succès militaire en créant encore une nouvelle capitale à Angkor Thorn, et en lançant une campagne de construction sans précédent. Son temple d'État était l'imposant Bayon, dédié à Bouddha.

Un autre élément caractéristique du complexe d'Angkor est le système d'irrigation de toute la région, assuré par de grands réservoirs qui ont permis de développer l'infrastructure économique des différentes capitales khmères.

Cambodge - Parc archéologique d'Angkor
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Le site d’Angkor est aujourd’hui un immense parc dont l’accès est contrôlé et où l’on peut trouver une grande partie des vestiges de l’ancienne capitale ainsi que plusieurs villages. La forêt très dense recouvrait entièrement l’ensemble des temples à la fin du XIXe, un travail lent et laborieux a permis aux archéologues de révéler ces temples, et pour certains de les reconstruire. La forêt est toujours présente, elle accompagne la découverte des nombreux édifices du parc, dense, riche, exubérante, elle abrite aussi des temples et monastères en bois du XIXe ou du XXe témoignage de l’activité religieuse toujours pérenne sur le site. De nombreux Tank existent encore sur le site, ces immenses réservoirs d’eau servaient à alimenter le vaste réseau d’irrigation et de canaux pour le transport qui couvraient l’ensemble du site et la campagne avoisinante. Ces grands plans d’eau de forme rectangulaire participent au paysage du site. Ils trouvent leur prolongement dans les vastes douves qui entourent chacun des temples.

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Le temple de Bakong

Le temple de Bakong fait partie du groupe du groupe de Roluos situé au sud-est d’Angkor. Celui-ci rassemble les premiers temples construit sur le site. Edifié à la fin du IXe siècle, le temple de Bakong est le premier temple d’état construit par Indravarman Ier.

On le considère comme le premier modèle du temple-montagne, de grande envergure, le temple est composé d’une pyramide en pierre à cinq degrés, entouré de tour et de bâtiments conventuels également en pierre. L’ensemble est compris dans une première enceinte de 120m par 160, une deuxième enceinte de 400m par 300 protégeait le temple et ses dépendances, une troisième enceinte de 900m par 700 entouré d’une douve protégeait le temple et la ville.

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Le temple de Ta Prohm

Construit en 1186, à l’époque de Jayavarman VII, le temple de Ta Prohm est connu pour l'aspect romantique des ruines. Laissé partiellement à l’abandon, la végétation occupe encore le site, les arbres surgissent entre les pierres. L’ensemble forme un étonnant décor propre à toutes les rêveries. C’est l’école française d’Extrême Orient qui a choisi de laisser le temple en l’état pour garder un témoignage de ce qu’était l’état des temples au moment de leur découverte au XIXème siècle.

Photos, dessins, peintures, récits, Ta Prohm a inspiré et continu d’inspirer les voyageurs. Pourtant, ce décor préservé d’une reconstitution trop importante reste artificiel : les amoncellements de gravats, les arbres, les bas-reliefs couverts de mousse sont le témoin d’un certain abandon mais on est loin de l’exubérance de Beng Mealea, ou d’autres sites où la nature à tout envahie, où la jungle est la maîtresse incontestée du site. A Ta Prohm, nous sommes les témoins d’un juste équilibre entre la jungle et le temple, entre la nature et les hommes, c’est ce qui en fait son charme.

Les entre-las, entre les racines des fromagers et les blocs de grès, constituent une figure emblématique du site. Ce temple bouddhiste rassemblait 80 000 personnes qui travaillaient pour le temple dont plus de 500 danseurs.

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Temples montagnes et villages

Entre les temples montagnes et les villages du site la visite se poursuit, il faut plusieurs jours pour découvrir l’ensemble des temples. Chacun offre de nouveaux points de vue sur le parc et permet de découvrir des configurations architecturales différentes, de superbes bas-reliefs, et des décors de toute beauté. De nombreuses portes anthropomorphes viennent ponctuer cette visite. Chaque cité étant un monde en soi.

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La place royale

La terrasse du Roi Lépreux et la terrasse des éléphants se situent sur la place royale d’Angkor Thom, cité au cœur du site d’Angkor. La terrasse des éléphants compose l’un des côtés de l’immense place royale. La terrasse du Roi Lépreux fut construite sous Jayavarman VIII au XIIIe siècle ap. JC, composé d’une succession de frise cet ensemble monumental présente une série de reliefs représentant des divinités, des personnages mythologique, des créatures, naga et autres monstres. La richesse des bas-reliefs est stupéfiante, la décoration est souvent d’une grande finesse, parfois juste ébauchée. Cet ensemble reste unique sur le site. L’immense place royale est bordée sur l’un des côtés par une succession de petits temples. Elle constitue une respiration au milieu de l’immense forêt tropicale.

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